Depuis plusieurs jours nous assistons à la montée en puissance de la mobilisation lycéenne qui dénonce avec raison leurs conditions de vie et d’études déplorables. Pas assez de profs, d’infirmières et psychologues scolaires, locaux délabrés ou insalubres, classes surchargées, caniculaires l’été et gelées l’hiver, parcours sup, ...
L’Union syndicale Solidaires 37 soutien évidemment cette mobilisation et leurs revendications qui rejoignent notamment celles des personnels de l’éducation nationale qui étaient mobilisé-es le 29 septembre.
La jeunesse est en masse dans les rues de Tours et d’ailleurs ces jours derniers. Et ça, le pouvoir ne le supporte pas. Il craint sa force de mobilisation qui pourrait enfin renverser la donne.
Il envoie donc sa police pour tenter de la museler. Les forces de l’ordre interviennent à coup de matraque, de gaz lacrymogènes, de tirs de Flashball, blessant plusieurs dizaines d’entre elles et eux. 3 enquêtes IGPN viennent d’ailleurs d’être lancées. A Tours, un jeune lycéen a été gravement blessé hier à l’œil suite à un de ces tirs de Flashball. Nous lui apportons tout notre soutien.
Le pouvoir et les forces de l’ordre ne réussiront pas à stopper cette mobilisation. Bien au contraire, elle se poursuit et s’étend aujourd’hui. Les Facs commencent aussi à se mobiliser et des AG s’organisent.
De prochaines dates de mobilisations interprofessionnelles sont également annoncées, comme celle du 17 octobre par exemple. L’intersyndicale nationale se rencontre aussi aujourd’hui. Additionner les luttes ne pourra que les rendre plus fortes.
Gel du point d’indice : une nouvelle raison de se mobiliser le 29 septembre !
Depuis de trop nombreuses années, les agentes et agents publics sont sacrifié-es sur l’autel des crises, de l’austérité, de la guerre et de toute excuse passant par là. Chaque crise sert de prétexte à de nouvelles économies au détriment des services publics et de celles et ceux qui les font vivre.
Perte de moyens, conditions de travail dégradées et enfin… une situation salariale qui se dégrade chaque année un peu plus. Le budget sert toujours à enlever de l’argent à la fonction publique et à supprimer des postes, jamais à en donner pour améliorer le fonctionnement des services publics ou enfin mieux payer les agentes et agents publics.
Méga-feux, canicules et sécheresses font vivre un été infernal à la population, au monde du travail, aux plus précaires.
Pointons les véritables responsables de cette crise : les gouvernements qui n’ont pas initié de politiques climatiques sérieuses, les patrons de l’industrie fossile et de l’agro-business. Imposons des mesures qui protègent le monde du travail et les plus précaires sans leur faire payer les coûts de la crise climatique et des reconversions à venir.
EN EUROPE : La Pologne n’autorise l’IVG qu’en cas de viol, inceste ou danger pour la vie de la mère. Malte a
adopté en 2023 une loi autorisant l’IVG mais de manière très restrictive. En Hongrie, des restrictions majeures en 2022 confinent à l’interdiction. En Italie, 60% des gynécologues sont enregistré-es comme objecteur-ices de conscience, et l’extrême-droite a autorisé les militant.es anti-IVG d’entrer dans les cliniques d’avortement. En Roumanie, 80 % des hôpitaux publics n’offrent pas de service d’avortement , en Turquie, ils sont 90 % !
De nombreux pays dits démocratiques, poussés par la progression des extrêmes-droites, se désengagent de ce droit fondamental.
En FRANCE, peu de professionnel-les la pratiquent : 2,9% de généralistes et gynécologues et 3,5% des sagesfemmes. Les déserts médicaux engendrent des disparités territoriales qui font que les Pays-Bas et l’Espagne sont devenus deux destinations privilégiées par les Français.es pour avorter : plus de 5000 femmes entre 2019 et 2025.
Depuis le 4 août 2026, Jülide Yazici, militante marxiste, autrice de la revue Teori ve Politika (Théorie et Politique), enseignante et doctorante turque, réfugiée politique en France, est sous le coup d’une procédure d’extradition engagée par l’Albanie à la demande de la Turquie. Elle est enfermée à la prison de Pojskë-Pogradec, à la frontière avec la Macédoine du Nord.
Nous exigeons la remise en liberté immédiate de Jülide, le respect de ses droits fondamentaux le temps de la procédure et l’intervention des autorités françaises pour faire valoir son statut de réfugiée et ainsi assurer la protection qui lui est due. Nous nous mobilisons partout en France pour Jülide, et nous ne lâcherons rien, et continuerons à lutter jusqu’à sa libération.
📣 Lundi 7 septembre, rendez-vous à 19h devant le palais de justice, place Jean Jaurès à Tours à l’appel du Collectif enfantiste et du Réseau féministe
➡️ Pour une loi cadre contre les VSS faites aux femmes et aux enfants. Pour que l’impunité cesse. Unissons-nous ✊🏽💜🌏
Texte de l’appel national ci-dessous
Voici le programme :
La formation se déroulera sous plusieurs formes : plénières, ateliers en petits groupes, parfois en non-mixité choisie.
→ Lundi 12 matin : Accueil/Brise glace puis travaux de défense féministes
→ Lundi 12 am : Plénière sur le thème de la Soumission Chimique avec l’association « Les Etabli.e.s »
→ Lundi soir à 19h30, après un repas partagé, projection du Film « We are coming », documentaire sur la révolution féministe de Nina Faure en présence de la réalisatrice
→ Mardi 13 matin : Ateliers manif (slogans, chorale, percussions)
→ Mardi 13 am : Plénière sur le thème des EVARS, avec Cécile Gondard-Lalanne, membre du CESE au titre de l’Union Syndicale Solidaires
Détails et modalités d’inscriptions ci-dessous
Appel unitaire de 22 organisations ci-dessous